Après des années d’attente depuis l’adoption de la loi relative à l’organisation et à la transformation du système de Santé de 2019, le décret permettant l’affectation de docteurs juniors en zones sous-dotées a enfin été publié en août 2025. Le sénateur Franck Montaugé a saisi le Directeur Général de l’Agence Régionale de Santé d’Occitanie afin que ce dispositif soit concrètement mis en œuvre dans le département dès la première promotion concernée, en novembre 2026.
A plusieurs reprises (lire ici, ici, ici et ici) et notamment, en février 2025 (lire ici), Franck Montaugé avait déjà alerté par courrier et par question-écrite les ministres de la Santé de l’époque sur l’urgence de mettre en place un dispositif permettant d’affecter (pour des stages de six mois) des internes en fin de cursus dans les zones caractérisées par des difficultés d’accès aux soins. Cette mesure était pourtant inscrite dans la loi de 2019 ! Le sénateur déplorait alors qu’« aucun des gouvernements qui se sont succédé n’ait publié le décret d’application organisant le déploiement d’étudiants en médecine dans les déserts médicaux ».
Le décret n° 2025-850 du 27 août 2025 et ses arrêtés d’application sont enfin parus et définissent dorénavant les conditions de rémunération des « docteurs juniors » de 4ème année du diplôme d’études spécialisées (DES) de médecine générale effectuant leur stage en ambulatoire. L’entrée en vigueur est prévue en novembre 2026 pour la première promotion concernée.
Le Gers répond pleinement aux critères définissant les zones prioritaires au titre de ce dispositif. Il appartient désormais aux Agences Régionales de Santé (ARS) de le déployer dans ces territoires. C’est dans ce contexte que, le 16 juin dernier, Franck Montaugé a adressé un courrier au Directeur Général de l’ARS Occitanie.
Dans ce courrier, le sénateur a notamment demandé :
- Combien d’internes de médecine générale l’ARS envisage-t-elle de déployer dans le Gers dès la première promotion et selon quels critères de répartition territoriale ?
- L’ARS compte-t-elle associer les collectivités territoriales gersoises qui prennent — ou projettent de prendre — des initiatives de lutte contre la désertification médicale sur le territoire ?
Franck Montaugé entend ainsi veiller à ce que le dispositif des docteurs juniors ambulatoires se traduise, concrètement et rapidement, par l’amélioration de l’accès aux soins des gersoises et des gersois de toutes générations.


