Le sénateur Franck Montaugé apporte son soutien aux maires des communes touchées par la fermeture projetée par l’Etat de nombreuses trésoreries du Gers.
Il a saisi le gouvernement par courriers adressés au ministre de la Cohésion des territoires pour demander qu’avec l’ensemble des élus du département, un temps de concertation sur les projets de réorganisation soit envisagé dans le cadre de l’élaboration en cours du schéma départemental d’amélioration des services aux publics.
Gers
Chine : le jumelage d’Auch avec Huangdao doit servir le Gers et l’Occitanie

Li Fengli, maire du district de Huangdao (une partie de la ville de Qingdao, sur les rives de la mer Jaune) et Franck Montaugé, sénateur maire d’Auch ont signé le 4 août dernier un protocole de jumelage entre leurs deux communes. Dans ce document officiel, les deux signataires s’engagent, dans le respect des souverainetés nationales française et chinoise, « à développer des relations amicales entre les citoyens de la ville d’Auch, du Gers et du district de Huangdao, Nouvelle Zone de la Côte ouest de Qingdao, ainsi qu’à promouvoir la coopération dans les domaines de l’économie, du tourisme et de la culture ».
« Auch est le chef-lieu du département du Gers et la capitale historique de la Gascogne. Ce jumelage est donc aussi pour nous celui du Gers et des Gersois avec votre district de Huangdao », a déclaré Franck Montaugé. « Le tourisme sera privilégié pour structurer, organiser nos relations. Il trouvera ses objets d’intérêt et de valorisation dans le triptyque culture-patrimoine-gastronomie
« Je crois que, fondées sur cette base amicale de jumelage, nos deux villes se soutiendront et coopéreront mieux dans le futur », a déclaré pour sa part le maire de Huangdao, Li Fengli.
Une délégation de six vignerons de la coopérative Plaimont Producteurs emmenée par son président Joël Boueilh a assisté à la cérémonie de signature de la convention de jumelage. Partenaire de la ville d’Auch pour la plantation de 400 pieds de vigne dans l’escalier monumental, Plaimont Producteurs a noué depuis plusieurs années déjà de solides relations commerciales avec la Chine en créant il y a douze ans à Qingdao, avec la société Langyatai, une joint venture intitulée Sino France Qingdao Gascogne Wine Company qui commercialise en Chine les vins du groupe PLAIMONT sous la signature « Vignoble de Gascogne ».
C’est à l’occasion des cérémonies du dixième anniversaire de cette joint venture, en 2015 (lire ici), et lors des contacts réguliers qui ont suivi que l’idée d’un jumelage entre la ville d’Auch et le district de Huangdao a pris forme dans les esprits. Cette partie de la ville portuaire de Qingdao a une superficie équivalent à un tiers du département du Gers le long de 282 km de côtes, et abrite une population de 1,8 million d’habitants. Depuis le 3 juin 2014, le district de Huangdao bénéficie du statut délivré par le Gouvernement central chinois de « Nouvelle zone de la Côte ouest de Qingdao ». Selon le même principe que celui des « zones économiques spéciales » (ZES), véritables laboratoires de la libéralisation de l’économie chinoise (la première a vu le jour sous l’impulsion de Deng Xiaoping à Shenzhen, tout près de Hong Kong, en 1979), les « Nouvelles Zones » bénéficient d’un statut juridique particulier (afin de favoriser notamment l’implantation d’entreprises étrangères) et font l’objet de programmes de développement planifiés très ambitieux. A l’intérieur du périmètre de la « Nouvelle zone », plusieurs « zones fonctionnelles » ont été définies pour expérimenter et développer de l’activité dans des domaines tels que l’agriculture, l’environnement, le cinéma, le tourisme, l’industrie navale, etc.
Dans son discours, Franck Montaugé a évoqué les nombreux domaines dans lesquels ce premier acte du jumelage pourrait trouver des prolongements utiles aux deux partenaires: l’éducation, la culture, le tourisme, l’industrie, l’agriculture et l’agroalimentaire, etc. « A ce stade de notre démarche, rien n’est figé bien entendu et sur la base d’un dialogue bilatéral nous construirons le programme d’activités et d’échanges qui donnera tout son sens à ce rapprochement », dit-il.
La prochaine étape institutionnelle sera l’accueil à Auch d’une délégation de Huangdao pour la signature locale de l’accord de jumelage. D’ici là, Franck Montaugé rencontrera toutes les parties prenantes potentiellement intéressées pour construire la structure de projet nécessaire à une action commune efficace dans la durée. Collectivités, chambres consulaires pourront contribuer, si elles le souhaitent, à la définition et à la gestion de la gouvernance appropriée à ce projet. « Ce jumelage d’Auch avec Huangdao doit également servir le département du Gers et la région Occitanie, ajoute Franck Montaugé. Pour cela, dit-il, les actions que nous mettrons en place devront tenir compte de ce que d’autres collectivités que la nôtre ont déjà entrepris en direction de ce très grand pays qu’est la Chine.»
Téléchargez ici le discours prononcé en 2015
Visionnez ici le film de présentation (en anglais) de la Nouvelle Zone de la Côte ouest de Qingdao
Portfolio
Salon du Bourget: le dynamisme de la filière aéronautique gersoise
La filière aéronautique gersoise a fait bonne figure au dernier salon du Bourget. Dix entreprises du Gers (1) étaient en effet présentes sur le plus grand salon professionnel du Monde dédié à l’aéronautique et à l’espace. Accompagné de Rémi Branet, président de la chambre de commerce et d’industrie du Gers et de Grégory Merelo, directeur de l’aéroport d’Auch-Gers, le sénateur Franck Montaugé, membre de la commission des affaires économiques du Sénat, a visité tous les stands occupés par des Gersois.
« Avec 15 entreprises et 1500 salariés, l’aéronautique est désormais un secteur économique important pour le Gers. Cette industrie qui connaît une croissance exponentielle peut trouver dans des départements comme le nôtre des opportunités d’installation et de développement », explique Franck Montaugé au terme de sa visite. Certaines entreprises de la couronne toulousaine l’ont déjà bien compris, comme Aérem ou Excent qui viennent s’agrandir sur la frange est du département. L’exemple d’entreprises comme Erme à Montégut-sur-Arros, Alisaéro à Saint-Germé, Schaerer à Aignan ou Cousso à Nogaro, qui ont fait la démonstration que l’on pouvait réussir au cœur d’une zone rurale ou hyper-rurale, est un signe positif adressé à tous ceux qui cherchent de nouveaux sites d’implantation.
« Proche de la métropole toulousaine, le département du Gers a de nombreux atouts », ajoute Franck Montaugé. Quant aux inconvénients tels que l’accessibilité ou la difficulté de recruter dans certains métiers, ils peuvent et doivent être surmontés. « En relation avec l’Etat, je travaille en permanence à la poursuite de la mise à 2 fois 2 voies de la RN 124. Je suis également mobilisé sur le dossier complexe du contournement d’Auch qui conditionne le désenclavement du sud du département et sa capacité d’accueil d’entreprises», poursuit Franck Montaugé. Quant aux difficultés des entreprises à recruter dans certains métiers tels que la chaudronnerie ou l’ajustage, le sénateur-maire d’Auch souhaite que les parties prenantes (entreprises, Education nationale, conseil régional, CFA, etc.) instaurent une conférence permettant de répondre à ces besoins d’emplois qualifiés non satisfaits à ce jour.
Alors que pour faire face aux besoins grandissants du marché mondial de l’aéronautique et satisfaire aux exigences du ramp up d’Airbus, le Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales (Gifas) vient de lancer son deuxième plan « Performance industrielle dans l’aéronautique » (lire ici), le Gers doit se mobiliser pour faciliter, à son échelle, le développement de ce secteur de l’économie créateur d’emplois et de richesse. « L’organisation par la chambre de commerce et d’industrie du Gers, le 13 octobre prochain, d’une rencontre sur l’aéroport d’Auch-Gers des entreprises gersoises de l’aéronautique et de leurs donneurs d’ordres, est une très bonne initiative pour créer une dynamique profitable à tous », conclut Franck Montaugé.
1- Cousso-Hephaistos (Nogaro), Société industrielle d’aviation Latécoère (Gimont), Alisaéro (Saint-Germé), Air Support (Pujaudran), Lauak (L’Isle-Jourdain), Equip’Aéro industrie (L’Isle-Jourdain), A2C Air Cost Control (L’Isle-Jourdain), Aerem (Pujaudran), Excent (Pujaudran), Erme (Montégut-sur-Arros).
L’exemple de Latécoère

L’entreprise Latécoère dont une partie de l’activité « aérostructures » est basée à Gimont est de nouveau sur la voie du succès. Sur le salon du Bourget, Latécoère faisait la démonstration du nouveau modèle de porte d’avion à ouverture électrique qu’elle a mis au point. Cette porte pour laquelle plusieurs brevets ont été déposés, a toutes les chances de séduire les compagnies aériennes car elle répond à un besoin et une demande des personnels navigants. En effet, le poids des portes qui équipent actuellement tous les avions de ligne est une difficulté pour les hôtesses et les stewards chargés de leur ouvertures et fermetures. Cette nouvelle porte s’ouvre électriquement sans effort physique et est équipée de nombreuses fonctionnalités comme un système d’alimentation électrique autonome ainsi que d’une caméra vidéo permettant au personnel de bord de voir à l’extérieur de l’appareil. Avec ce produit qui était dévoilé aux constructeurs sur le salon du Bourget, l’entreprise compte bien consolider son carnet de commandes. Latécoère, qui souhaite faire de son site de Gimont un showroom destiné à montrer à ses clients l’étendue de ses savoir-faire pourrait également, si le succès commercial de la nouvelle porte est au rendez-vous, agrandir dans un proche avenir son site gersois et créer des emplois supplémentaires. Le groupe Latécoère a développé son activité autour de deux métiers: la fabrication d’aérostructures (tronçons de fuselages et portes pour avions Airbus, Boeing, Dassault, Bombardier et Embraer) et de systèmes d’interconnexion. Leader mondial dans la fabrication de harnais électriques (une technique de câblage destiné à l’interconnectivité des avions), le groupe est aussi à la conquête de nouveaux marchés sur ce secteur. [Sur la photo, de gauche à droite: Grégory Merelo, directeur de l’aéroport Auch-Gers, Pascal Magueur, vice-président d’Aerostructure Manufacturing, Rémi Branet, président de la CCI du Gers, Franck Montaugé, sénateur du Gers, maire d’Auch, Emmanuel Rémy, directeur de la division Aérostructure de Latécoère]
Scot de Gascogne : l’implication des élus communaux

Accueillant ce lundi à Auch les participants à la conférence du Scot de Gascogne, le sénateur Franck Montaugé a rappelé aux nombreux élus présents les enjeux d’une démarche essentielle pour l’avenir du territoire. Regroupant 13 intercommunalités, soit 397 des 463 communes du Gers, le syndicat mixte du Schéma de cohérence territoriale (Scot) de Gascogne présidé par Elisabeth Dupuy-Mitterrand couvre la quasi-totalité du département.
L’objectif de la conférence organisée ce lundi à la salle du Mouzon avec l’aide de l’agence d’urbanisme et d’aménagement Toulouse aire métropolitaine, est de poser les premières bases de cette démarche collective qui devra se traduire dans un document obligatoire : le Projet d’aménagement et de développement durable (PADD). « A partir d’un diagnostic, d’un état des lieux de nos forces et de nos faiblesses, des opportunités et des menaces qui se présentent à nous, que voulons-nous que soit le Gers dans dix à quinze ans ? C’est ça la question qui nous est posée », a déclaré Franck Montaugé.
Alors que la nouvelle grande région Occitanie poursuit son installation, le département du Gers, parce qu’il est situé aux portes et sous l’influence de la métropole toulousaine, qu’il est entouré de territoires périphériques et de villes attractives (Tarbes, Pau, Aire-sur-l’Adour, Mont-de-Marsan, Agen, etc.), doit se retrouver et parler d’une même voix autour d’un projet partagé. « Eu égard aux caractéristiques de notre département et à la diversité de ses territoires, nous nous sommes engagés dans une démarche commune qui respecte nos spécificités », souligne Franck Montaugé en faisant allusion aux cinq composantes territoriales identifiées au sein du Scot : l’Armagnac, l’Astarac, l’Auscitain, la Lomagne et le Savès.
Dans son intervention, Franck Montaugé a rappelé l’importance de mener en parallèle à la démarche du Scot, celle du schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires (Sraddet) dont le processus vient d’être engagé par la Région. «Je prendrai ma part de ce travail important qu’on doit mener en se donnant l’objectif de créer des relations mutuellement bénéfiques en terme de valeur et d’emploi, entre aire métropolitaine et territoires périphériques », poursuit Franck Montaugé. « Il y a là pour nous un enjeu économique et social, mais aussi démocratique et républicain au regard de la géographie électorale issue des derniers scrutins électoraux. »

Pour en savoir plus sur le Scot de Gascogne cliquez ici
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Franck Montaugé : « Il faut défendre l’idéal européen »
Invité à s’exprimer lors de la soirée d’ouverture de la semaine de l’Europe organisée à Auch par l’association Auch-Memmingen, puis jeudi soir lors d’un débat (1) sur le devenir de l’Europe, le sénateur Franck Montaugé a défendu « la seule grande et belle idée politique du XXe siècle », celle de «l’union des peuples d’Europe qui se sont tant combattus et massacrés au long des siècles ».
« Cette année est très particulière pour nous tous, a déclaré Franck Montaugé. Parce que 2017 est le soixantième anniversaire du traité de Rome, moment fondateur 12 ans à peine après que le monde ait connu la plus grande barbarie de son histoire; parce que le Royaume Uni a déclenché le processus de sortie de l’Union européenne; à cause aussi du temps politique national que nous vivons dans l’entre deux tours de l’élection présidentielle française qui pèsera politiquement très lourd sur l’histoire et le destin de l’Union européenne dans son ensemble. »
Evoquant le souvenir de Guernica, ce village du pays basque espagnol écrasé en 1937 à la demande des franquistes sous les bombes des nazis allemands et des fascistes italiens, Franck Montaugé met en garde contre les dangers de notre époque: « Y a-t-il un risque de régression, de retour à la barbarie au sein même de l’Europe si nous n’y prenons pas garde? Ma réponse est oui. Dans un monde ouvert, complexe, dangereux il faut le dire aussi, nous avons un besoin absolu d’Europe ! Voilà ce qui est fondamental. Et cela implique un courage lucide de la part des dirigeants politiques qui seront au pouvoir en Allemagne et en France d’ici la fin de cette année.»
« Cette Union, malgré toutes ses imperfections, ses manquements de natures diverses, nous l’avons en partage, en responsabilité, chacune et chacun d’entre nous en tant que citoyens. Prenons-en soin ! Et ne nous cachons pas qu’après le vote de dimanche, tout ou presque, l’essentiel en tout cas, restera à faire pour répondre aux attentes et aux besoins économiques et sociaux légitimes de nos contemporains et des générations d’Européens à venir.
Là est NOTRE responsabilité, partout dans l’Union et dès maintenant ! Faisons-la progresser pour répondre aux attentes légitimes, sociales économiques culturelles et environnementales, de tous les européens. Pour nous Français, dit-il, cela commence par notre vote dimanche prochain. »
1- Ce débat (photo) s’est tenu jeudi 4 mai en présence de Jacques Vonthron, président de la Maison de l’Europe Toulouse Midi Pyrénées, Françoise Simonutti, adjointe au maire en charge de la participation citoyenne, des relations internationales, des jumelages et coopérations décentralisées, Serge Laborderie, président de l’Ecole de l’Europe, Agnès Thibault, attachée économique à la Représentation de la Commission Européenne en France.
Agriculture : le bon exemple de l’Association des éleveurs du Gers

Invité à s’exprimer par le président Simon Faulong lors de l’assemblée générale des éleveurs du Gers qui s’est récemment tenue à Barran, le sénateur Franck Montaugé, membre du groupe de suivi sur la réforme de la PAC au Sénat, a invité les agriculteurs présents à s’intéresser de près à la réforme en cours de la politique agricole commune et à faire valoir leurs spécificités gersoises. Alors que la sortie de la Grande Bretagne de l’Union européenne a toutes les chances de bousculer l’agenda de la réforme, mais également d’en modifier sensiblement le contenu (la Grande Bretagne est contributeur net au budget de la PAC à hauteur de dix milliards d’euros), le sénateur du Gers complète les auditions réalisées au plan national par le groupe de suivi sur la réforme, par des auditions locales.
« Je veux pouvoir, en tant que sénateur gersois, faire valoir les spécificités gersoises dans les travaux que nous menons au Sénat », explique Franck Montaugé. Les incertitudes que font également peser sur le calendrier les prochaines élections européennes de 2019 ne doivent pas faire perdre de vue les six grandes priorités de travail et de réforme qui seront probablement retenues dans les semaines à venir au niveau européen. Ces six grandes priorités, le sénateur du Gers les a énumérées:
- « La première priorité, c’est la résilience, c’est-à-dire la capacité que nous avons à rebondir, à surmonter sans trop de dégâts les différentes crises auxquelles nous sommes confrontés, qu’elles soient sanitaires, environnementales ou liées aux marchés, explique Franck Montaugé. Ce que l’on constate, dit-il, c’est que de PAC en PAC, tous les mécanismes de régulation des marchés ont disparu. On fonctionne aujourd’hui sur des mécanismes ultra-libéraux de concurrence pure et dure. Vous êtes confrontés à ça en tant qu’éleveurs, mais c’est particulièrement vrai sur des productions céréalières avec des variations de prix extrêmement importantes. Donc, la question qui est posée c’est de savoir si l’on continue comme ça avec les conséquences que ça peut avoir sur l’emploi agricole et sur le devenir des territoires, ou si l’on se dote de mécanismes permettant de surmonter ou d’atténuer ces effets négatifs ? »
- « La deuxième priorité concerne tout ce qui touche aux défis environnementaux. On sait ce qu’il en est des conséquences du réchauffement climatique, par exemple des nécessités induites pour nous dans le Gers de pouvoir continuer à construire des retenues d’eau. La question des défis environnementaux est évidemment liée au réchauffement climatique et aux émissions de gaz à effet de serre pour laquelle les agriculteurs jouent un rôle positif qui doit à mon sens être mieux reconnu et valorisé dans la future PAC. Je pense en particulier à la biodiversité et aux mécanismes de séquestration du carbone.»
- « La troisième priorité, c’est le renouvellement générationnel: de quels outils se dote-t-on pour que des jeunes aient envie et puissent prendre la relève de ceux qui veulent prendre leur retraite? C’est une question majeure qui pour des départements comme le nôtre aura des conséquences sociales, économiques et territoriales . »
- « La quatrième priorité concerne les marchés, l’organisation des marchés, les stratégies de marché nationales et européennes internes à l’Europe et en lien avec les marchés mondiaux. Comment se dote-t-on d’un agricultures compétitives, répondant aux attentes des consommateurs, sur les différents marchés, locaux, nationaux, européens et mondiaux ? L’Union européenne exporte beaucoup en matière d’agriculture. Comment soutient-on cette exportation qui correspond aussi à une organisation d’agriculture particulière? Il n’y a pas une agriculture, il faut des agricultures. Pourquoi ? Parce qu’il n’y a pas un marché mais des marchés. »
- « La cinquième priorité, c’est le renforcement de la position du producteur, de l’agriculteur, dans la chaîne de valeur ajoutée. Vous, éleveurs du Gers, avez pris l’option de vous affranchir le plus possible des intermédiaires. Ça vous permet d’éviter que la valeur ajoutée à l’origine de laquelle vous êtes ne soit captée en grande proportion par l’aval. Le sauvetage de l’abattoir d’Auch pour lequel vous avez pris, en même que vos responsabilités, une position déterminante illustre ce que peut être une stratégie public (Agglo, département, Région, Etat) – privée gagnante sur une partie de la filière qui vous concerne. Et la stratégie « qualité » que vous développez à partir de vos labels y contribue aussi mais on ne peut certainement pas tout faire en circuits courts. La question qui est donc posée à l’échelle nationale et européenne, c’est comment on organise tout au long de la filière une juste répartition de la valeur ajoutée, en particulier au bénéfice du producteur qui est à l’origine de la chaîne. Sans production, rien ne se passe, il n’y a de valeur nulle part. Raison de plus pour que le producteur soit reconnu et correctement rémunéré . »
- « Le sixième point, c’est la simplification de la PAC. La norme des normes en matière agricole aujourd’hui, c’est la PAC. La PAC est une norme d’une grande complexité. Nous sommes en outre sur un secteur où il faut se mettre d’accord à 28 dans un contexte d’agricultures européennes qui sont très différentes les unes des autres. Il n’y a pas un pays dans lequel l’agriculture ressemble à celle de son voisin. Chacun a des intérêts particuliers, ses spécificités et la dernière vague d’élargissement de l’Europe avec l’entrée de pays de l’Est n’a pas facilité ces choses-là. La simplification de la PAC est inscrite explicitement à l’agenda de la réforme. Et je n’oublie pas l’enjeu normatif majeur que constitue encore pour quelques 50 communes du sud du Gers où l’élevage est présent leur maintien en zones défavorisées simples pour accéder aux indispensables ICHN ».
Concernant la simplification des normes, Franck Montaugé renvoit aux travaux du groupe de travail sur la simplification des normes constitué au sein de la commission des affaires économiques et qui a produit un rapport de cent pages sur le sujet (téléchargez ici le rapport). « Dans ce groupe de travail on en appelle évidemment à l’arrêt de la sur-transposition des normes européennes », explique Franck Montaugé. 90% des normes qui s’appliquent à vous sont issues de l’Europe. Dans certains cas, et parfois à la demande des organismes professionnels agricoles, il y a une sur transposition de ces normes, c’est-à-dire une aggravation des contraintes liées à ces normes. On en appelle à un strict respect des normes en matière agricole. On fait aussi des propositions sur la façon dont sont élaborées les normes. On trouve que les agriculteurs ne sont pas suffisamment associés à leur transposition aux activités quotidiennes qui sont les leurs. On pense aussi qu’on ne fait pas suffisamment d’études d’impact de ces normes sur vos activités et sur les territoires sur lesquels vous travaillez. Quand on prend une décision réglementaire, en mesure-t-on toutes les conséquences économiques, sociales et environnementales ? C’est à ça que sert une étude d’impact et ce n’est pas, aujourd’hui, la méthode qui est employée pour étudier de nouvelles normes. »
Soulignant le caractère ambivalent de la norme qui peut être tout à la fois contraignante et positive, Franck Montaugé en appelle à une meilleure valorisation de ses effets auprès des consommateurs notamment. « Avec vos labels Lou Béthêt, le Veau rosé label rouge ou La vache de mon voisin, vous faites la démonstration que la norme, quand elle est délibérée, qu’on se l’impose à soi-même, est un moyen de conquête de marchés et de développement. La norme, elle peut aussi être vue à l’échelle d’un pays, à l’échelle d’une filière, comme un moyen, une stratégie de conquête de marchés, de dialogue avec le consommateur et finalement de renforcement d’activité », conclut le sénateur du Gers.






















